Mon cher Francis,
pour les autres c'est RELÂCHE
pour moi c'est ENTR'ACTE
au REVOIR !
Man Ray, 1953, Hommage à Picabia,
Orbes 1954. (c) Man
Ray Trust, All right reserved.
Marcel Duchamp, Télégramme
à Francis Picabia, Archives Picabia, All Right
reserved, 1953
Cimetière Montmartre 4 décembre 1953,
Breton André, Adieu
ne plaise, PAB, 1954
Enfermé dans l’horizon des voix
Il n’y a pas de mer qui résiste à ta chaude
mémoire
Face à la voie rompue
Les rats peuvent courir entre tes jambes
L’herbe fine n’a pas fini d’échapper
à ton appel
Avec un bruit invisible sur la bouche et les doigts
Tu es sorti vivant.
Tristan Tzara, morceau choisi par Pierre de MASSOT,
Hommage à Picabia, Orbes 1954.
Cher Francis, votre humour merveilleux et terrible
n’aurait pas supporté ce qu’il y a de conventionnel
dans un éloge funèbre. D’autres sauront
écrire un jour l’histoire de cette grande aventure
dans laquelle vous avez lancé la peinture et la poésie,
depuis DADA jusqu’à votre dernier tableau, jusqu’à
votre dernier poème. Pour moi, ce soir, je veux seulement
vous dire merci.
Michel PERRIN, Extrait de lettre à
Picabia, Archives Picabia.
O, Francis, si l’on pouvait t’atteindre
dans le fécondation tenace de ton génie.
Georges ISARLO, Hommage à Picabia,
Orbes 1954.
L’extraordinaire simplicité de ce grand
inventeur fut sa plus grande et sa plus déconcertante
découverte – au-delà de tous les discours
de la critique esthétique ( et pas seulement au-delà
de la peinture et de la poésie).
Alain JOUFFROY, Picabia, Edition
Assouline, 2002.
Bonjour Monsieur Picabia
Vous avez été surfeur (avant que le mot n’existe)
tel un hydromètre, caressant la transparence, sans pensée
calculante.
Je vous transmets ces notes pour vous souhaiter une grande éternité.
Vous auriez pu être ce joueur de Dé, donc à
nous de sonder votre silence.
Dé Porter l’ombre
Dé Liter la pensée
Dé Poser la forme
Dé Tendre le temps
Dé Former le verbe
Dé Teindre le blanc
Dé River le sujet
Dé Penser l’idée
Dé Peindre l’image
Dé Lier le Délire
Dans le jeu de l’art, l’homme
s’efface, passe et manque … .
BAUDUIN
Kerglas, le 1/11/2003
"Il faut traverser la vie, rouge,
bleu, tout nu avec une musique de pêcheur subtil,
prêt à l’extrême pour la fête."
F. Picabia
Vous disiez appartenir au siècle à venir, ce
siècle dont vous perceviez les courbes, les formes
et les couleurs. Vous ne vous étiez pas trompé
!
Ce siècle résolument moderne, auquel vous appartenez
désormais a vu votre fille adoptive, cette merveilleuse
orpheline, engendrer un monde qui tourne à toute vitesse.
Cela fait 50 ans que vous nous avez quitté et
pourtant vos œuvres n’ont rien perdu de leurs effets,
bien au contraire et force est de constater que vous êtes
toujours à nos cotés, tout particulièrement
auprès de nos jeunes générations.
Votre philosophie, Francis, n’a pas souffert de la poussière
et encore moins du temps.